Soyons très honnêtes ce ne sont pas les avions militaires les plus célèbres au sein de l’aviation espagnole. La semaine dernière l’état-major de l’Armada Española a fait savoir qu’il entendait retirer du service ses trois Cessna U.20 Citation II et son unique U.21 Citation VII. Ces quatre jets d’affaire sont utilisés autant pour les liaisons rapides et le transport de hautes personnalités que pour le transport de fret léger. Si aucun remplaçant n’est actuellement connu il semble que le constructeur français Dassault Aviation n’ait aucune chance !

Au sein de l’Armada Española la branche aérienne est appelée Flotilla de Aeronaves. C’est elle qui met actuellement en œuvre ces quatre biréacteurs d’affaire Citation au sein de sa 4ª Escuadrilla de Aeronaves. Trois sont des Cessna U.20 Citation II livrés en 1983 pour les deux premiers et en 1989 pour le troisième. Le quatrième est quant à lui un Cessna U.21 Citation VII plus moderne livré en 1997. Tous sont actuellement concernés par ce plan de départ.

Et le cahier des charges émis par Madrid est clair : le futur avion doit permettre d’emporter entre huit et dix passagers ou bien du fret léger. Dans ce cas sa capacité doit être de 2.3 à 2.8 mètres cubes. Plusieurs avions sont d’ores et déjà à l’étude : le Cessna CJ-4 américain, l’Embraer Emb-505 Phenom 300 brésilien, et le Pilatus PC-24 suisse. Dans le même temps on a appris que les Bombardier Learjet 75 canadiens, Dassault Aviation Falcon 2000 français, et Gulfstream G200 américains étaient d’ores et déjà hors compétition. Ils sont trop gros et surtout bien trop onéreux pour les cordons de la bourse madrilène.

Les trois Cessna U.20 Citation II en service dans l’aéronavale espagnole.

Pourtant les médias espagnols ont annoncé qu’un concurrent se détache déjà de la compétition et il est européen. Le biréacteur de nouvelle génération Pilatus PC-24 pourrait bien être prochainement commandé à hauteur de trois exemplaires. La Flotilla de Aeronaves deviendrait ainsi le premier client export militaire du jet d’affaire suisse. Il répond parfaitement aux attentes des militaires ibères et en plus son prix de vente à l’unité (environ 10.4 millions d’euros) le met largement au niveau des finances espagnoles.
C’est d’ici la fin de l’année que nous connaîtrons le vainqueur de ce petit marché.

Photos © Armada Española.

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