N’oublions qu’il y a trois ans l’avion ne volait pas encore dans l’espace aérien norvégien. En cette seconde quinzaine d’août la petite flotte de F-35A Lightning II de la Luftforsvaret a concrétisé deux objectifs en terme d’heures de vol, aussi bien au-dessus du territoire norvégien que dans l’absolu. Une montée en puissance de l’avion furtif américain qui doit atteindre sa pleine dotation dans ce pays scandinave en 2024. Pour mémoire les deux premiers avions norvégiens furent livrés aux États-Unis à Luke AFB en novembre 2015.

Quelques-uns y stationnent d’ailleurs encore pour l’entraînement avancé et la transformation opérationnelle des futurs pilotes de chasse. Pourtant le gros des Lockheed-Martin F-35A Lightning II de la Luftforsvaret opère directement en Norvège. Rappelons qu’ils y sont opérationnels, au niveau IOC, depuis novembre dernier. Ils assurent donc au quotidien des missions de défense aérienne mais également des exercices d’appui aérien rapproché et de frappes tactiques.

Et c’est grâce à toute cette activité qu’en ce vendredi 21 août 2020 la Luftforsvaret a atteint les 10000 heures de vol sur sa flotte de F-35A Lightning II. Un objectif concrétisé malgré la diminution des heures de vols consécutive à l’apparition cet hiver du coronavirus Covid19.
En fait toutes n’ont pas eu lieu en Norvège mais ce même jour ces mêmes avions furtifs passaient le cap des 4000 heures de vol au-dessus du territoire norvégien. Des vols intérieurs réalisés donc autant en opérationnels qu’en entraînement.

Les 6000 heures de vols qui différencient les vols intérieurs de la totalité des vols sont donc principalement ceux réalisés à Luke AFB dans le cadre de la formation des pilotes. Mais pas uniquement puisque les Lockheed-Martin F-35A Lightning II norvégien ont déjà participé à une opération extérieure dans le cadre de l’OTAN. Quatre avions furent en effet déployés en Islande en février dernier afin de contrer la menace représentée par les avions stratégiques russes. À cette occasion les avions norvégiens ont opéré de jour comme de nuit, accumulant les heures de vols.

Chasseur furtif Lockheed-Martin F-35A Lightning II en vol dans son élément naturel.

Contrairement à plusieurs de ses voisins européens la Norvège ne connait pas de grosse campagne de bashing sur ses F-35A Lightning II, ou sur l’avion en général. Le monoréacteur furtif y est globalement apprécié par l’opinion publique. D’ailleurs il y a quelques mois le gouvernement norvégien indiquait son intention en 2021 de commander douze avions supplémentaires.

Photos © ministère norvégien de la défense.

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6 COMMENTAIRES

  1. Je me pose une question par rapport a la vente de ces avions de 5em generation (F35,Su57) a des Pays plus ou moins important et a l’impact sur des pays comme la France qui n’en dispose pas encore.

    Cela n’amenuise t’il pas notre impact diplomatique et stratégique globalement?

    Bien que la différence entre 4em et 5em generation est plus subtile que semble le suggérer certaine personnes.

    Mais quand mème de voir des pays du tiers monde se retrouver avec des avions supérieurs ou égal a un Rafale peut poser question d’un point de vu stratégique. Cela devrait interroger les états majors dans une situation de prospective a court terme.
    J’aimerais bien avoir vos avis la dessus merci.

  2. Stp Eric, tape pays acquéreurs F35 sur un moteur de recherche pour voir s’il y figure des pays du tiers monde. Puis pose toi la question suivante: Ces acquéreurs sont-ils une menace pour la France sur un plan stratégique ou diplomatique?

  3. Bonjour,, il est important stratégiquement de fabriquer « son » avion. En effet le F35 dépend du bon vouloir des Etats-Uniens, et plus que d’avions c’est de systèmes d’armes dont il s’agit. Je ne donne pas cher de la peau d’un F35, ou d’un Rafale d’ailleurs, s’il n’est pas intégré à toute une logistique, moyens de communation, etc… Les F14 Iraniens par exemple n’ont jamais été les fabuleux avions qu’ils étaient lorsqu’il volaient pour l’US Navy, embargo oblige, et la formation des pilotes qui en découlait .

    En tout cas, merci pour toutes ces informations que l’on trouve sur ce site, qui me permettent de « rester à la page » sur l’actualité aéronautique.

    Bien cordialement

  4. Oui j’ai vu les pays acquéreurs mais je parlais aussi du Su57.
    Bien sur pour l’instant les pays qui utilise le F35 ne posent pas problème mais que sait on de l’avenir….. C’est juste un cas de figure qui m’interpelle.
    La France et son industrie Aérienne était très bien classée mais avec la prolifération des acquéreurs de matériel de 5em generation ne seront nous pas déclassé dans un très proche avenir?…..Surtout que le SCAF est encore très loin d être mis en route.

  5. A vrai dire, ces appareils ne sont pas vraiment une menace stratégique. Leur prix d’achat, d’entretien, etc les rendent ridiculement cher (donc présents en faible nombre), peu disponibles (souvent en panne ou en maintenance). Quant à leur seule grosse rupture technologique comparée à la génération précédente, à savoir la furtivité, au vu des tactiques de déploiements employés pour le B2 et F117 et des progrès de la France en matière de radar basse fréquence, elle semble très surfaite et a forcé à de très gros sacrifices sur la capacité d’emport et l’autonomie. Pas de quoi, pour l’instant, rougir de nos Rafale qui font même envie à quelques généraux de la marine américaine.

  6. Je suis entièrement d’accord avec GTY, la furtivité c’est surfait. Les américains ont fait un excellent travail de propagande avec leur sois-disant « 5ème génération » pour laisser penser à une rupture technologique alors qu’en fait il n’utilise pas la même doctrine de combat que l’armée de l’air française.

    Grace aux ailes delta et une avionique de pointe, le Rafale peut voler de manière stable et à très grande vitesse à 30m du sol, ce qui le fait voler littéralement sous les radars ;p

    De plus il est tellement léger que le rapport poussée/poids est presque le double de celui du SU57, qui est équipé de moteurs AL-41F1 qui sont tout sauf fiable.

    Honnêtement, pour l’instant je ne suis pas du tout inquiet des capacités du Rafale face à ses concurrents. L’Inde n’est pas dupe d’ailleurs, les Indiens ont annulés leur partenariat avec les russes sur le développement du SU57 en faveur de l’acquisition de Rafales qui ont fait leurs preuves.

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