C’est une conséquence surprenante de l’épidémie mondiale du coronavirus Covid19. Les mesures sanitaires prises par la majorité des pays de la zone Pacifique interdit désormais les avitaillements des aéronefs d’état français. Le résultat pour la Flottille 25F de la Marine Nationale est la disparition (temporaire) de plusieurs terrains d’aviation sur lesquels ses Dassault-Breguet Gardian pouvaient jusque là opérer. Et par ricochet une capacité opérationnelle qui s’en trouve diminuée.

En zone Pacifique les biréacteurs multi-rôles Dassault-Breguet Gardian sont absolument partout. Ou plutôt ils l’étaient avant la fin de l’hiver dernier et l’apparition du coronavirus Covid19. Aujourd’hui leur action se trouve quelque peu entraver par les décisions prises par les différents gouvernements des états de la région. Leurs aéroports, aérodromes, et bases aériennes sont fermés aux avions de la Flottille 25F pour l’avitaillement en carburant.
Seuls deux petits états font exception : les archipels et des Fidji et des Vanuatu. Il faut dire que tous deux ont des accords de défense avec la France et les Gardian assurent une partie de leur souveraineté maritime.

L’exemple le plus frappant de cette perte de rayon d’action a eu lieu durant ce mois d’octobre 2020 quand la Flottille 25F a engagé ses Dassault-Breguet Gardian dans l’opération internationale Kurukuru 2020. Épaulant les bâtiments de soutien-assistance outre-mer Bougainville et D’Entrecasteaux ainsi que le patrouilleur La Glorieuse les biréacteurs ont assuré une traque des navires assurant une pèche illicite dans les eaux du Pacifique. Malheureusement pour cause de Covid19 ils n’ont pas pu se poser en Australie, en Nouvelle-Zélande, ou encore en Micronésie. Ce qui en temps normal est accepté est désormais strictement interdit aux avions de la Marine Nationale. De quoi donc par conséquence limiter l’autonomie de ces jets d’ancienne génération.
Malgré cela la Flottille 25F peut compter sur tous les terrains d’aviation français dans la région, sur lesquels ses avions se posent habituellement.

Le Dassault-Breguet Gardian demeure pour beaucoup l’avion français du bout du monde.

Ces carences en terme de rayon d’action en cas de manque de terrains de délestage devraient cependant disparaitre dans quelques années avec l’arrivée des premiers Dassault Aviation Albatros. Pour mémoire ces nouveaux avions seront dérivés du biréacteur d’affaire Falcon 2000. Gageons que d’ici là les relations diplomatico-sanitaires entre les pays voisins de la France dans la région se seront normalisées.

Photos © Marine Nationale.

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1 COMMENTAIRE

  1. Vous m’avez appris un mot ce soir Arnaud : avitaillement. Je pensais qu’il s’agissait d’une faute de frappe, mais après une rapide recherche sur le net j’ai trouvé la définition de ce mot.
    Je me coucherai un peu plus cultivé.

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