C’est un triste jour pour l’aéronautique autant que pour la conquête spatiale. Ce mercredi 28 avril 2021 l’ancien astronaute de la NASA Michael Collins est décédé à l’âge de 90 ans des suites d’un cancer. Surtout connu comme pilote de l’historique mission Apollo 11 il dirigea également pendant sept ans le National Air & Space Museum. Il avait le grade de major general dans l’US Air Force, équivalent à un général de brigade aérienne dans l’Armée de l’Air et de l’Espace.

Pour l’Histoire Michael Collins restera comme l’homme qui n’a pas posé le pied sur la Lune. Pourtant il reconnaissait lui-même n’en avoir jamais rien regretté, étant satisfait d’avoir participé à ce qui fut sans doute l’aventure technologique et humaine la plus incroyable du XXe siècle : Apollo 11. Collins était aussi important pour la mission que Neil Armstrong et Buzz Aldrin puisque c’est lui qui pilotait l’engin spatial.
Avant cela il appartenu à la discrète mais ô combien fondamentale mission Gemini 10 qui vit valider le concept de rendez-vous spatial, c’est à dire le premier contact entre deux engins dans l’espace. Ce que les astronautes, cosmonautes, et autres spationautes réalisent désormais quand leurs vaisseaux s’arriment à l’ISS.
Sans Gemini 10 que Collins pilotait jamais le programme Apollo n’aurait pu voir le jour. L’homme a donc profondément marqué l’aventure spatiale.

Comme souvent à son époque Michael Collins avait connu une carrière de pilote de chasse auparavant. Dans l’US Air Force il avait fait ses premières armes sur North American F-86 Sabre, notamment sur une base française de l’OTAN. Par la suite il devint pilote d’essais au début des années 1960 et travailla toujours pour le compte de l’US Air Force aux développements de versions du bombardier Martin B-57 Canberra et du chasseur Lockheed F-104 Starfighter.

Après Apollo 11 Michael Collins travailla pour la NASA avant de rejoindre la direction du prestigieux National Air & Space Museum. De 1971 à 1978 sous sa direction le célèbre musée américain enrichit ses collections de pièces liées à la conquête spatiale autant qu’aux essais en vol d’avions expérimentaux. Collins défendait sa paroisse.
Entre 1974 et 1990 il a également écrit quatre ouvrages sur la conquête spatiale, dont son fameux : «Carrying the fire an astronaut’s journeys» préfacé par Charles Lindbergh.

Photo © NASA.

Publicité

2 COMMENTAIRES

  1. RIP
    Gemini 10 avait validé la manœuvre d’arrimage entre 2 vaisseaux mais le 1er arrimage a été effectué par Gemini 8 avec à son bord un certain…Neil Armstrong, suivi d’un incident qui avait coupé court l’opération, incident bien relaté dans « 1st man »

  2. Lors de la 1ere marche lunaire en direct au ptit matin devant notre télé noir et blanc, mes parents et moi-même le plaignons car il restait en orbite lunaire, seul, pour garantir la mission pendant que ses potes assuraient l’exploit.
    J’ai lu de nombreux articles le concernant, c’était un gentil.
    On ne peut rien contre le temps, 90 ans c’est correct !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom