La modernisation de la chasse au sein de la Sri Lanka Air Force est un serpent de mer. Pourtant il semble depuis ce lundi 19 juillet 2021 que les choses s’accélèrent au profit de l’avionneur russe Sukhoi. Des négociations en ce sens ont commencé à Moscou entre les autorités des deux pays, et cela semble tourner à l’avantage du chasseur multi-rôle Su-30. On parle désormais d’une possible commande de six à dix exemplaires.

L’idée des Sri-Lankais est de rationaliser leur flotte de chasse qui s’articule aujourd’hui autour de huit avions : trois Chengdu F-7GS Fishcan et cinq I.A.I. Kfir Block 60. Ces derniers sont, si on peut dire ainsi, les plus modernes de ces chasseurs.
Pour autant cet état insulaire doit lui aussi faire face à l’expansionnisme chinois dans la région.

C’est la raison pour laquelle le Sri Lanka, un des pays les plus pauvres de la planète, a démarché la majorité des grands avionneurs. Inutile de préciser que ses finances ne lui permettent pas d’acheter des avions neufs auprès d’Airbus DS, de Boeing, de Dassault Aviation, ou encore de Lockheed-Martin. Il ne restait donc plus à la SLAF que l’option russe.
Les relations entre les deux pays sont assez bonnes, Moscou équipant cette force aérienne en hélicoptères Mil Mi-17/Mi-171 Hip et Mil Mi-24/Mi-35 Hind.

On sait que la Sri Lanka Air Force a tenté de négocier début 2020 l’acquisition de chasseurs multi-rôles nouvelle génération Mikoyan MiG-35 Fulcrum-F. Sauf qu’un an et demi plus tard elle semble avoir fait volte-face et s’orienter vers le Sukhoi Su-30 Flanker-C. Plus imposant, plus gourmand aussi en carburant, celui-ci a pour lui d’être déjà opérationnel dans plusieurs pays et d’avoir prouvé son efficacité en opération. Ce dont les équipes de Mikoyan ne peuvent pas prétendre pour leur dernière évolution du MiG-29 Fulcrum soviétique.

Si le contrat venait à être signé cela ferait du Sri Lanka le quatorzième client étranger du Su-30 Flanker-C, démontrant le succès incroyable de ce chasseur biréacteur.
Les pourparlers sont actuellement menés à Moscou par l’ambassadeur du Sri Lanka et par le colonel-général Alexander Fomin, le numéro 3 du ministère russe de la défense. C’est lui qui depuis 2017 supervise toutes les négociations de ventes d’avions de combat par la Russie. C’est dire si l’affaire est d’importance.

Photo © Wikimédia Commons.

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