La surprise est de taille ! La Fuerza Aérea Colombiana a annoncé qu’elle avait entamé des négociations avec Dassault Aviation autour de la fourniture de seize avions de combat Rafale F4 afin de remplacer ses vieux I.A.I. Kfir C.10/TC.10. Les autorités locales ont même annoncé que le budget était d’environ trois milliards d’euros et qu’une partie des avions pourrait être livrée avant la fin de l’année prochaine. Il s’agirait là d’une première percée de l’avion français après l’échec brésilien en janvier 2010.

Très honnêtement une victoire du Dassault Aviation Rafale F4 en Colombie déjouera tous les pronostics des spécialistes et des amateurs, y compris les nôtres. La plus part voyait un affrontement entre le Saab JAS 39E/F Gripen suédois et le Lockheed-Martin F-16V Viper. Il a sans doute eu lieu, mais avec un outsider français de taille.
Pour l’affrontement avec l’avion suédois c’est donc une revanche régionale sur le contrat auprès de la Força Aérea Brasileira où Saab l’avait soufflé il y a presque treize ans à Dassault Aviation. Quand à la dernière évolution du fameux F-16 Fighting Falcon c’est une preuve supplémentaire de la très grande supériorité du biréacteur omnirôle clodoaldien sur celui-ci. À se demander même si le F-16V et le Rafale matchent vraiment dans la même division ?

Nos informations nous permettent de vous annoncer que l’avionneur français a fait des concessions à la Fuerza Aérea Colombiana tels l’intégration du missile air-air BVR Meteor mais aussi des capacités d’emport pour les missile air-air Derby et Python 5 israéliens, en lieu et place du Mica français. Certaines restrictions autour de l’emport et de l’emploi du missile antinavire AM39 Exocet ont aussi été levées si on en croit les médias locaux.

La Colombie espère signer le contrat au tout début de l’année 2023 en vue de la livraison de trois à cinq premiers avions en décembre de la même année. Le budget global du contrat avec la Team Rafale est de 2.96 milliards d’euros.
Il marquera donc le grand retour de Dassault Aviation en Amérique du Sud. Pour mémoire l’Équateur acheta des Mirage 5 et Mirage F1, le Chili des Mirage 50, et le Pérou des Mirage 2000. Remplacer des Kfir par des Rafale a tout son sens.
Affaire (forcément) à suivre.

Photo © Armée de l’Air et de l’Espace

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16 COMMENTAIRES

  1. Ne boudons pas notre plaisir de voir notre bel avion en pole position, quoique lettre d’intention, ca a du poids quand meme.
    Je m’interroge par contre sur le délai de livraison, fin 2023 pour les premiers exemplaires ?? Comment est ce possible, dassault a-t-il trouvé le moyen d’en produire plus ?

  2. Pour 2023, peut-être un ou deux exemplaires (version B) pour se familiariser avec?
    @Fabien « Ce sera un avion mondial , que le grand Marcel avait dit », Marcel était réticent vis à vis du Rafale le trouvant trop gros mais il a dû changer d’avis en voyant le Rafale A

  3. Ça me parait fait. Une délégation colombienne doit venir en France en Janvier pour signer les contrats (source: journaux colombiens) . Donc, ça me parait acquis. A l’inverse de l’histoire des Rafales pour la marine indienne….

  4. Je comprend le terme de « concession » pour évoquer l’intégration des missiles israéliens, mais pourquoi Dassault a fait une concession avec l’intégration du Meteor?
    Il est déjà intégré au Rafale, ou alors un truc m’échappe ??

    • Jusque là le Meteor était réservé à certains clients, son intégration n’était pas systématique. De même que l’Exocet normalement réservé aux forces aéronavales.

  5. Bravo !
    Pour moi qui n’est pas un spécialiste c’est une incroyable réussite de l’équipe Dassault/France.
    Comme quoi on se débrouille très bien tout seul.
    « Small is beatifull »

  6. Une connaissance qui travaille sur le site de martignas, sur les ailes , m à dit qu un nouveau bâtiment nouvellement bâti est terminé, cela pour accélérer la cadence à 6 par mois

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