Le moins qu’on puisse dire c’est que chez nos (presque) voisins le remplacement des actuels General Dynamics F-16AM/BM Fighting Falcon ne se fait pas si facilement que ça. Deux camps s’opposent ! Le premier est tourné vers les États-Unis et donc le Lockheed-Martin F-35A Lightning II tandis que le second s’oriente vers la France et le Dassault Aviation Rafale F4. Atlantisme ou Europe de la défense ?
Aujourd’hui le Portugal est divisé sur la question de la succession des vingt-huit F-16MLU Fighting Falcon de la Força Aérea Portuguesa. Même son pouvoir exécutif ne réussit pas à parler d’une seule et même voix. Le premier ministre Luís Montenegro, à la tête d’une coalition droite / centre-droit, est largement favorable à la solution d’origine sous la forme du F-35A Lightning II. Au-dessus de lui le Président de la République António José Seguro, socialiste, est lui totalement en faveur de l’option Rafale F4. Pourtant les différences dans le pays ne se limitent pas à un traditionnel affrontement droite versus gauche.
Un sondage daté de la semaine dernière indiquait que si les Portugais n’ont pas vraiment choisi d’avion de combat une petite majorité d’entre eux (52,72% pour être exact) est opposée à une solution américaine, donc au Lockheed-Martin F-35A Lightning II. Et plus que l’avion furtif en lui même c’est son pays d’origine qui dérange au Portugal. L’Amérique de 2026 paye ici les extravagances et les outrances de Donald Trump, notamment vis-à-vis des Européens. Et donc des Portugais ! Ce qui est intéressant dans ce sondage c’est que les réponses semblent beaucoup plus transpartisanes, entre droite et gauche, qu’au niveau des responsables politiques.
Et les militaires dans tout ça ? Bah ils ont franchement l’air de botter en touche et de remettre le dossier entre les mains du pouvoir institutionnel. Autant dire des politiques.
Pour l’instant il est impossible pour les tenants de la solution Rafale F4 de fêter la victoire et dans le même temps rien ne semble encore vraiment perdu pour le F-35A Lightning II. En gros c’est égalité, balle au centre. Le Portugal sait qu’il doit trouver de nouveaux avions de combat afin de remplacer ses actuels F-16MLU Fighting Falcon, qu’à priori la compétition a repris entre les machines américaines et françaises, mais n’a toujours pas décidé s’il veut être une nation atlantiste ou européenne avant toutes choses. C’est ça le statu quo, ça ressemble furieusement à de l’immobilisme.
Affaire (du coup) à suivre.
Photo © Força Aérea Portuguesa
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4 réponses
Ou est-ce la tactique de « garder la rondelle » comme au hockey… en attendant de voir ce qui va se passer aux élections de mi-mandat en novembre aux États-Unis ? Le Canada semble faire de même…
Si le Portugal choisit le Rafale, je veux bien qu’on m’appelle Mao Zedong…
J’avoue humblement ne pas comprendre votre commentaire Erougel.
Effectivement, commentaire étrange. Je ne suis pas d’origine Portugaise. Petit pays mais grande nation. Ils sauront bien choisir l’avion qui leur faut. Perso, plutôt Rafale mais il savent très bien se débrouiller tous seuls sans commentaire désobligeant.