Le dictateur russe Vladimir Poutine rêvait d’une guerre éclair contre l’Ukraine ; c’est raté ! En ce mardi 24 février 2026 nous célébrons les quatre ans de l’invasion de l’Ukraine souveraine pour les forces russes. Et force est de constater que non seulement les forces aériennes ukrainiennes tiennent toujours bon mais en plus elles se sont renforcés de moyens fournis par les Européens, et notamment par la France. Est-ce que ce sera suffisant pour tenir une année de guerre de plus face à la tyrannie de Moscou ?
Au 24 février 2022 les rangs de la chasse ukrainienne étaient clairement connus. La Povitryani Syly Zbroynykh Syl Ukrayiny alignait quatre-vingt-dix-huit avions d’attaque au sol et chasseurs. Il s’agissait de douze Sukhoi Su-24 Fencer et de dix-sept Su-25 Frogfoot pour les premiers et de vingt-six Sukhoi Su-27 Flanker et quarante-trois Mikoyan MiG-29 Fulcrum pour les seconds. On pensait alors que cette flotte serait balayée en quelques jours par la puissance de feu et l’agressivité des forces d’invasion de la fédération de Russie. Quelle erreur ne faisions nous pas là ! Mea culpa.
Car non seulement la chasse ukrainienne a survécu mais en plus elle a résisté. Et elle le fait toujours quatre ans plus tard. Sauf qu’aujourd’hui il est impossible de savoir avec exactitude combien d’avions de combat composent les rangs de la Povitryani Syly Zbroynykh Syl Ukrayiny. Et pour cause la PS-ZSU est une force aérienne en guerre contre un état tyrannique qui use et abuse de la guerre de communication. Elle est obligée de rester flou, y compris sur ce genre de questions. Pour autant entre les livraisons réalisées par les Alliés et les pertes officialisées par Kyïv on peut raisonnablement avancé certains chiffres. Ce ne sont que des approximations, des calculs reposant sur les sources ouvertes.
Ainsi aujourd’hui les Su-24 Fencer et les Su-25 Frogfoot d’attaque au sol seraient respectivement entre dix et onze exemplaires pour les premiers et entre dix-sept et vingt pour les seconds. Il est à signaler que si rien actuellement ne prouve que des Su-24 ont été fournis aux Ukrainiens depuis le début de la guerre il en est tout autrement des Su-25 qui eux ont pu être rejoints par des exemplaires offerts par la Bulgarie ou encore par la Macédoine. Tous n’ont sans doute pas été engagé au combat mais ont pu servir de stocks de pièces détachées via le principe de cannibalisation. Celui-ci permet ainsi de maintenir les avions en état de vol à moindre coût.
À l’instar des Su-24 il ne semble pas que des Su-27 aient été livrés aux Ukrainiens depuis quatre ans. De ce fait leur stock n’a pas vraiment progressé, en tous cas pas de manière positive. Selon nos estimations la PS-ZSU en alignerait encore entre vingt-trois et vingt-quatre. C’est très différent des MiG-29 qui ont sans doute été le symbole volant des aides européennes aux Ukrainiens. Ils étaient déjà avant guerre les principaux chasseurs ukrainiens, ils le sont toujours quatre ans plus tard. Leurs stocks actuels sont supérieurs à ceux du déclenchement de la guerre, nous les estimons entre quarante-sept et cinquante-deux exemplaires.
Si les Su-27 Flanker ukrainiens demeurent depuis quatre ans ce qu’ils ont toujours été, à savoir des intercepteurs et chasseurs de supériorité aérienne, il en est désormais tout autrement des MiG-29 Fulcrum. Ils se sont transformés en chasseurs multi-rôles, grâce au génie de bricolage des Ukrainiens. À l’instar des Su-24 Fencer et Su-25 Frogfoot ils peuvent désormais emporter et tirer des munitions d’origine américaine comme les missiles antinavire AGM-84 Harpoon et d’origine européenne comme les missiles de croisière SCALP EG / Storm Shadow ou les armes guidées AASM. L’occidentalisation des MiG-29 ukrainiens est totale.
Autres symboles de l’effort allié aux profits de la démocratie ukrainienne les Dassault Aviation Mirage 2000-5F et les General Dynamics F-16MLU Fighting Falcon. Les premiers ont été fournis par la France, les seconds par plusieurs pays européens dont la Belgique et les Pays-Bas. Ils seraient actuellement respectivement entre six et sept pour les premiers et entre neuf et treize pour les seconds. Ces deux modèles d’avions de combat reflètent l’intérêt des Alliés à ne pas voir sombrer l’Ukraine, et ce même si leurs nombres peuvent paraître dérisoires.
La Povitryani Syly Zbroynykh Syl Ukrayiny envisage déjà sa chasse d’après-guerre. Et celle-ci s’articulera autour du Gripen suédois mais également du Rafale français. Ces deux avions de combat ont été identifiés par Kyïv comme ceux qui mettront l’Ukraine le plus sûrement à l’abri des velléités expansionnistes de Moscou.
Photos © Povitryani Syly Zbroynykh Syl Ukrayiny
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3 réponses
De face, il est vraiment impressionnant ! L’écoulement de l’air ne dois pas être au top au niveau du bidon ventral, tant le passage est étroit; Mais vu la puissance des moteurs cela ne doit pas beaucoup le pénaliser!
Certains F-16 sont pilotés par des pilotes étrangers à la retraite notamment américain et néerlandais. D’autant plus qu’il y a une prime de 20 000 euros par Shahed abattu.
La bravoure et la résilience des Ukrainiens force admiration et respect. Ils sont capable de « bricoler » (avec probablement un peu d’aide quand même) des Su 24 et Su 25 pour les rendre capable d’utiliser des armes dernier cri (AASM!). S’ils avaient qq Rafale on découvrirait peut-être des doctrines d’emploi encore insoupçonnées…