La Belgitude c’est accepter les extravagances et en faire une force souvent humoristique. La preuve en est avec trois hélicoptères militaires belges qui se sont rendus dans les Pyrénées françaises s’entraîner à partir d’une altitude deux plus élevée que le point le plus haut de leur pays. Des Agusta A.109BA en exercice en haute montagne ça peut faire sourire. N’empêche que c’est très sérieux et que c’est un vrai savoir-faire de la Force Aérienne Belge
Trois hélicoptères de la 17ème Escadrille de la Force Aérienne Belge ça peut représenter très peu dans l’absolu. Pourtant c’est 30% de tout ce que la Belgique possède encore de ce célèbre monoturbine. Les A.109BA seront bientôt remplacés par des Airbus Helicopters H145M nettement plus modernes, pour autant ils doivent encore assurer leur fonction. Et c’est donc avec eux que des équipages sont venus s’entraîner au vol en haute montagne dans les Pyrénées françaises.
Ça tombe bien que le CVM, le Centre de Vol en Montagne, rattaché à l’Ecole de Spécialisation de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre soit installé sur l’aérodrome de Sainte-Léocadie. Situé à 1200 mètres d’altitude la piste 18/36 de 800 mètres de long est engazonné. C’est là que les hélicoptères de la Force Aérienne Belge ont élu domicile la semaine dernière.

Les pilotes belges ont enchaîné les vols en montagne depuis Sainte-Léocadie. Ils ont pu ainsi vérifié qu’ils maîtrisaient parfaitement ce domaine, malgré que la montagne belge soit… plutôt basse. Le Signal de Botrange est le point culminant du «plat pays» si cher à Jacques Brel avec 694 mètres. On est loin de la haute montagne. On comprend que le Centre de Vol en Montagne leur apporte une vraie plus-value. Si des pilotes belges peuvent voler à partir d’un aérodrome situé à 1200 mètres d’altitude opérer depuis moins de 700 mètres n’est qu’une simple formalité.
Par ailleurs les A.109BA peuvent être appelés à opérer ailleurs en Europe, si l’OTAN en fait la demande. Les formations et entraînement au vol en haute montagne depuis les Pyrénées françaises pourraient alors s’avérer riches en retour d’expérience.

C’est vrai que des pilotes belges spécialisés dans le vol en haute montagne ça peut prêter à sourire. C’est comme si la Suisse se dotaient d’aéronefs de lutte anti-sous-marine. C’est le genre d’article qu’il vaut mieux ne pas proposer un 1er avril. Qu’en pensez vous ?
Photos © Force Aérienne Belge
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Une réponse
Pour info, au signal de Botrange, un monticule de terre et un escalier de 6 mètres ont été créés en 1923 pour atteindre une altitude symbolique de 700 m ! Et ce truc est classé en plus.