Et si Bagdad grillait la politesse à New Dehli ? À peine les armes se sont t’elles tues dans le Golfe que l’Irak revient à la charge sur le dossier d’acquisition de quatorze avions de combat Dassault Aviation Rafale F4. Plusieurs sources nous indiquent qu’une signature serait à l’ordre du jour d’ici trois mois, c’est à dire avant la fin de l’été. Les opérations de protection menées par l’Armée de l’Air et de l’Espace auprès de nos partenaires du Moyen-Orient ne seraient pas étrangers à cet empressement de commander le fleuron français.
La guerre est-elle terminée entre les États-Unis et l’Iran ? Même le Président de la République Emmanuel Macron a de sérieux doutes, il l’a dit ce jeudi 18 juin 2026 au micro de France 2. Une paix temporaire de 60 jours a été signée à Versailles par Donald Trump, entérinée quelques heures plus tard par les mollahs iraniens. Un fragile temps durant lequel les bombes ne vont plus exploser et le détroit d’Ormuz se rouvrir…
Ouf de soulagement pour ces voisins de l’Iran qui ont eu à souffrir de son courroux, parmi lesquels l’Irak.
Dans ce pays même les Lockheed-Martin F-16IQ Fighting Falcon de l’Al-Qūwah Al-jawwīyah Al-Irāqīyah ont eu le plus grand mal à intercepter les munitions rodeuses et les missiles de croisières lancés par Téhéran. Ce que les Dassault Aviation Rafale F4 de l’Armée de l’Air et de l’Espace basés dans la région ont réussi, et même plutôt bien. Au prix d’un usage sans doute excessif de missiles air-air Mica et même Meteor. Et cette supériorité de l’avion de combat de facture française n’a pas échappé à l’état-major irakien.
Rappelons que les autorités de Bagdad tournent sérieusement autour du Rafale depuis trois ans maintenant. Mais c’est vraiment depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche que l’avion français est revenu au centre du jeu irakien. Les généraux de l’Al-Qūwah Al-jawwīyah Al-Irāqīyah ont compris l’importance de disposer d’un avion de combat efficient et ultra polyvalent qui en outre se révèle être ITAR free. Et donc depuis quelques mois l’avion français revient dans toutes les discussions locales. C’est ce qu’on appelle la rançon de la gloire.
Alors que le super contrat indien traîne (un peu) en longueur il n’est pas inenvisageable que l’Irak signe le sien avant. Pour autant rassurez vous les dix monoplaces et les quatre biplaces dont il est question seront bien assemblés en France, chez Dassault Aviation à Mérignac. Aucun risque de transfert de technologie l’industrie aéronautique irakienne étant balbutiante. La France surfe ici aussi sur l’incapacité de la Russie a proposé quoi que ce soit aux Irakiens.
Affaire (évidemment) à suivre.
Photo © Armée de l’Air et de l’Espace
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