C’est un faux exemple de la reprise économique visible aux États-Unis depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump. En deux ans les exportations de matériels militaires ont augmenté entre les industries américains et leurs clients, habituels ou nouveaux. Une situation qui existe aussi dans le secteur aéronautique où avions et hélicoptères se vendent bien, mais qui masque mal le fait que les meilleures années furent celles de l’administration Obama. Une nouvelle donc mi-figue mi-raisin pour l’Union Européenne et la Russie qui du coup se retrouvent un peu à la peine face à l’agressivité commerciale américaine.

En fait, et quoi que l’on puisse penser de lui, une bonne partie de cette forme d’embellie commerciale et industrielle est directement le fait de l’actuel Président des États-Unis. Donald Trump a en effet dès son accession au pouvoir fait en sorte de faciliter les exportations d’armements vers ses alliés mais également de nouveaux clients.
Dans le même temps la Maison Blanche a augmenté les pouvoirs de contrôle et de renseignement de la DSCA (pour Defense Security Cooperation Agency) en charge justement d’autoriser ou de refuser ces contrats d’exportation, et ce quel que soit le client en question. Même la France ou le Royaume-Uni, pourtant alliés privilégiés des États-Unis doivent s’y soumettre.

Pour l’exercice fiscal 2017-2018 les augmentations sont de l’ordre de 33%, ce qui laisserait songeur plus d’un dirigeant d’entreprises de défense. Pour autant les deux meilleures années en termes d’exportations demeurent 2012 et 2014, époque à laquelle Barack Obama dirigeait le pays. C’est d’ailleurs à cette époque, et non sous l’administration Trump, que la majorité des juteux contrats liés au Lockheed-Martin F-35 Lightning II furent finalisés.

Pourtant les grands vainqueurs de cet essor commercial sont, dans le secteur aéronautique bien sûr, toujours les mêmes : Beechcraft, Bell Helicopters, Boeing, Lockheed-Martin, et Northrop-Grumman pour ne citer qu’eux. Pour autant cela ne signifie pas uniquement des ventes d’avions, d’hélicoptères ou encore de drones mais également d’armements et de services.
Le secteur aéronautique américain se porte donc globalement assez bien en cet automne 2018.

Pour autant la concurrence fait rage, et elle vient principalement d’Union Européenne et dans une moindre mesure de Russie. Des avionneurs et hélicoptéristes qui comptent bien comme par le passé (récent) ne pas se laisser faire par les industriels américains.
Un petit sujet qui permet ainsi de remettre en perspective les annonces faites récemment par la DSCA et la Maison Blanche.

Photo © Lockheed-Martin

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