Dans un ciel israélien particulièrement vide depuis maintenant trois semaine le moindre avion de chasse ne pas inaperçu. Depuis que l’état hébreu a décidé de reconfiner sa population civile l’activité de Heyl Ha’Avir a baisser significativement. Pour autant les avions de combat demeurent au maximum de leur disponibilité afin de contrer les menaces iraniennes et syriennes. Ces avions peuvent prendre les airs en quelques minutes seulement afin d’intercepter toute menace potentielle.

Si aucun pays ne plaisante en général avec sa propre sécurité c’est encore plus vrai quand on parle d’Israël. L’état hébreu est en effet entouré de voisins pas toujours très aimables et sympathiques avec lui. Et la période de nouveau confinement des populations n’a rien arrangé. Les principales menaces viennent désormais du nord du pays, de Syrie bien entendu via l’espace aérien libanais. Même si elle incapable de battre seule les forces djihadistes dans son propre pays l’aviation syrienne continue de jouer la provocation vis à vis d’Israël. Et à chaque fois Heyl Ha’Avir répond de la même manière.

Au moins deux avions sans pilote syriens ont été intercepté et descendu depuis un mois et demi par la chasse israélienne. Ils sont tous deux de facture iranienne. On parle d’un Ababil 3, un drone de reconnaissance similaire aux Sperwer français, ainsi qu’un Mohajer 4. Ce dernier assure lui aussi des missions de renseignement mais est plus difficilement détectable que l’Ababil 3. Le cas di Mohajer 4 est intéressant puisqu’il a visiblement été abattu après la décision de reconfiner les populations civiles israéliennes.
Dans les deux cas ce sont bien des chasseurs et non la DCA qui a détruit ces engins hostiles.

Dans cette zone du nord israélien ce sont principalement des McDonnell-Douglas F-15C/D Baz 2000 qui assurent la défense aérienne. À eux donc de décoller en alerte afin d’aller identifier et éventuellement reconduire les intrus indésirables. Voire franchement les abattre quand il s’agit d’avions sans pilote.
Des drones Yasir, copiés sur le MQ-27 ScanEagle américain, semblent également lancés depuis le sud-Liban par l’organisation terroriste islamiste Hezbollah. Ils nécessitent généralement aussi un décollage des chasseurs israéliens. Le Yasir est réputé difficilement décelable par les radars israélien, enfin si on en croit la propagande d’état iranienne.

Si Damas dément formellement les accusations de viols d’espace aérien israélien par ses drones le Hezbollah de son côté se mure dans son habituel mutisme. Au moins cela permet de vérifier les procédures de décollage en alerte des pilotes israéliens. Confiner mais pas totalement donc.

Photo © Heyl Ha’Avir.

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