Il y a quelques semaines la Flyveskolen, l’équivalent danois de notre École de l’Air et de l’Espace française, faisait savoir qu’il allait lui falloir une nouvelle monture. Même si officiellement aucune compétition n’est actuellement lancée par la Flyvevåbnet il est désormais clair que l’arrivée du Lockheed-Martin F-35A Lightning II en remplacement du General Dynamics F-16MLU Fighting Falcon oblige à revoir le cursus de formation. À bas bruit on parle désormais d’un objectif 2030 ou 2031 pour l’arrivée des premiers exemplaires du successeur au Saab MFI-17 Supporter actuellement en dotation. Un futur avion qui se devra d’être aux standards de l’OTAN.
Initialement trente-deux exemplaires du petit MFI-17 Supporter suédois furent livrés au début des années 1980. Ils ne sont plus que vingt-cinq aujourd’hui. Ce sont donc de vieux avions ! Surtout ce sont des appareils assez uniques dans leur architecture avec leur voilure haute, leur poste de pilotage côte à côte, et leur énorme verrière bulle. Par rapport aux autres avions d’entraînement basic et intermédiaire on peut dire qu’ils détonnent.
Même si leurs moteurs à quatre cylindres à plat Lycoming IO-360-A1B6 sont encore omniprésents et peuvent facilement être remplacés les MFI-17 Supporter vieillissent et accusent le poids des ans. Leur avionique avait bien été revue et rajeunie au milieu des années 2000 mais aujourd’hui ces avion ne sont plus au niveau d’une force aérienne comme la la Flyvevåbnet qui vole sur chasseur de 5ème génération.

Afin de trouver un successeur estampillé OTAN il faut donc regarder ce qui se fait en Europe, aux États-Unis, et éventuellement en Asie.
On pense évidemment en premier lieu à celui qui a le vent en poupe actuellement en Europe, à savoir le Pilatus PC-7 MKX suisse, acquis notamment par la France ou encore par les Pays-Bas. Des outsiders existent sous la forme du Beechcraft T-6A Texan II, du Grob G.120TP allemand, du KAI KT-1 Woongbee sud-coréen, ou encore du TAI Hürkus turc. Le fait que les Danois sous-traitent leur formation avancée à l’OTAN fait qu’ils n’ont besoins que d’avions d’entraînement de base et intermédiaire. Pas d’avions plus évolués…
La balle est désormais donc dans le camp des politique de Copenhague quand à l’avenir de la Flyveskolen.
Affaire à suivre
Photos © Flyvevåbnet
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