Chez Dassault Aviation l’année 2026 aura fondamentalement été placée sous le signe de l’aviation de combat. Quelques semaines après l’officialisation du Super Rafale voici que l’avionneur clodoaldien a annoncé la semaine dernière le lancement du programme ACF, pour Avion de Combat Futur. Celui-ci est la réponse française au GCAP euro-japonais mais aussi d’une certaine manière l’avenir du constructeur… pour les 50 années à venir. Pas mal pour un programme qui reprend la désignation d’un avion avorté.
Le cadavre du SCAF est à peine froid que Dassault Aviation dégaine déjà son successeur franco-français. À croire que l’avionneur avait tout prévu à l’avance, un peu comme un plan B. Et donc désormais on en est sûr le constructeur de Saint-Cloud sera bel et bien le maître d’œuvre de cet avion de combat de 6ème génération. L’option d’un partenariat suédois ou même indien semble de plus en plus incertain tant le chat français a tout l’air d’avoir été échaudé par son travail en commun avec les Allemands et les Espagnols d’Airbus Defence.
SCAF devait permettre le remplacement conjoint des Dassault Aviation Rafale et des Eurofighter EF-2000 Typhoon ACF fera la même chose avec le premier, et pourquoi pas les versions exports du second. Car l’Avion de Combat Futur est fait pour être exactement ce qu’est le Rafale, à savoir un game changer et un énorme caillou dans la botte de tous ses concurrents. Dassault Aviation possède une expertise dans la conception et la réalisation d’avions de combat depuis les Ouragan et Mystère IV des temps anciens. Cela a toujours été et cela a toujours dérangé la concurrence. À n’en pas douter l’annonce de l’ACF a d’ores et déjà été très mal accueilli chez Boeing.
Reste désormais à savoir jusqu’à quel point cet avion en développement reprendra le design du SCAF sur lequel Airbus Defence a sans doute aussi des droits.
De ce qu’on en sait actuellement l’Avion de Combat Futur remplacera aussi bien les Rafale B/C et Super Rafale de l’Armée de l’Air et de l’Espace que ceux de la Marine Nationale. Il sera donc navalisé afin d’opérer à partir du futur porte-avions France Libre.
Les gens de chez Dassault Aviation prennent un sacré pari d’appeler leur programme de chasseur de 6ème génération ACF soit Avion de Combat Futur. Au début des années 1970 la même désignation concernait l’avion à géométrie variable Mirage G8, un très ambitieux chasseur malheureusement demeuré à l’état expérimental. Ils ont intérêt à ne pas être superstitieux…
Affaire à suivre.
Illustration © Dassault Aviation
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6 réponses
Une nouvelle bien intéressante, et un défi technique colossal dans un contexte économique et budgétaire bien pire qu’aux débuts du programme Rafale…Pour limter les coûts et rendre l’avion navalisable, il ne devrait pas être trop gros ni trop lourd. Et « 6° » génération donc furtif (avec des soutes de belles dimensions) cela approche la quadrature du cercle… Un F 35 B ou C on est déjà autour des 15T à vide (et un coût de MCO stratosphérique).
Sinon, pour l’expertise aéronautique de Dassault Aviation, elle est bien antérieure à l’Ouragan, les fondations remontent aux avions Marcel Bloch, donc 1929?
Bien aéronautiquement Arnaud.
Si vraiment vous voulez pinailler Soleil Levant il faut alors remonter à l’hélice Éclair de 14/18.
A-t-on une idée précise de la forme que prendra ce futur avion ? L’image fournie par Dassault est-elle réaliste ? Ce dessin ressemble tellement à tout ce qu’on a déjà vu pour illustrer le SCAF, le GCAP et les projets américains.
Si vous (re)lisez bien l’article vous verrez que vous aurez votre réponse.
Sacré défi mais dassault à la compétence pour le relever.
Mais pourra t il en faire un succès à l export comme le rafale au vu des consortiums concurrents?
« À croire que l’avionneur avait tout prévu à l’avance ».
Excusez-moi d’être impertinent, mais depuis l’extérieur on pourrait presque penser que c’était le but de la manoeuvre.
Mais peu importe, un peu de variété dans un univers aéronautique qui se restreint de plus en plus, c’est bien. Surtout qu’elle sera sans aucun doute de qualité.