D’entrée de jeu, pour ceux qui ne le savent pas, le terme Canuck était utilisé dès la Première Guerre mondiale pour désigner les militaires canadiens. Dû à leur férocité au combat, les Canucks étaient particulièrement craints par les troupes allemandes. Leur réputation ne se démentit pas lors de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle on leur confia souvent les missions les plus dangereuses. Johnny Canuck devint un célèbre aviateur durant ce conflit… dans le monde de la bande dessinée.
Mais la réalité dépasse parfois la fiction. Un autre Canuck vient d’entrer dans le panthéon de l’histoire canadienne en devenant le premier à survoler la Lune. Le vol d’Artemis II s’inscrit dans la relance des missions vers la Lune, étape qui précède de futurs vols habités vers la planète Mars. ENFIN, s’exclament les passionnés de l’exploration spatiale ! Les Canadiens ont suivi avec grand intérêt la mission Artémis II, car c’était la première fois qu’un non-américain se rendait jusqu’à la Lune. Le colonel Jeremy Hansen n’est toutefois pas le premier Canadien dans l’espace, car il fut précédé des astronautes Marc Garneau (1984), Chris Hadfield (1995, 2001, 2012), Julie Payette (1999, 2009) et David Saint-Jacques (2018). C’est toutefois le premier canadien à voir, de ses propres yeux, la face cachée de la Lune. Bien que le français n’est visiblement pas sa langue maternelle, il devint également le premier humain à s’exprimer dans la langue de Molière au-delà de l’orbite terrestre.
Né en 1976 à London en Ontario, le jeune Jeremy s’intéresse très tôt à l’aviation et revêt l’uniforme des Cadets de l’air dès 12 ans. À 16 ans, il obtient son brevet de pilotage de planeur et, à 17 ans, ses ailes de pilote privé. Dès sa majorité à 18 ans, il s’enrôle dans l’Aviation royale canadienne et suit une formation d’officier au Collège militaire royal, à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, où il se familiarise avec la langue française. En 1999, il décroche un B.Sc. en Sciences spatiales et, en 2000, un M.Sc. en Physique. En 2004, il devient pilote de chasse sur CF-188 Hornet. Jeremy Hansen est recruté par l’Agence spatiale canadienne en 2009. Sa détermination est enfin récompensée en 2023, lorsqu’il est sélectionné pour participer à la mission Artemis II.

Certains esprits narquois diront que la vedette de la mission Artemis II fut le fameux pot de Nutella, capté par la caméra de bord alors qu’il flottait librement en apesanteur. Mais en cette période trouble où les relations canado-américaines sont mises à mal par un Président à la santé mentale clairement défaillante, la vue des drapeaux canadien et américain côte à côte dans la capsule spatiale fut un petit baume au coeur. En fait, la coopération entre les militaires, les scientifiques et les astronautes des deux pays est toujours marqué sous le sceau de l’amitié, malgré les lubies de Trump. Artemis II nous rappelle que de moins en moins d’américains le suivent dans sa folie et que des jours plus radieux nous attendent, tant sur Terre que dans l’espace. Buvons à cela, au Bar de l’escadrille !

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11 réponses
Comme le CF-100 Canuck 🙂
Bonjour à tous,
Je constate chaque jour l’étendue Canuck (caduque) de mes connaissances en aéronautique militaire tant que dans la bande dessinée qui débute pour moi avec Buck Danny et plus tard avec Dan Cooper.
La force aérienne belge eut en son sein de CF-100 Canuck en Afrique.
https://www.avionslegendaires.net/dossier/recits/force-aerienne-belge-loperation-simba/
Moi même j’en apprends à tous les jours grâce notamment à Avions Légendaires ! Pour votre plaisir, je vous invite à lire l’article sur Dan Cooper, un autre Canuck célèbre: https://www.avionslegendaires.net/2015/11/actu/dan-cooper-super-pilote-canadien/
Merci Marcel, j’avais zappé cette page de notre blog favori.
Il a même parlé français lors d’un court échange en direct, ce qui fait du français la deuxième langue parlée le plus loin de la terre après l’anglais.
J’avoue que l’histoire du pot de Nutella ne m’avait pas marqué par contre je crois que nos chers comploneuneux se sont bêtement excités autour de l’image d’une casquette. En tous cas bravo à cet astronaute canadien.
Il se murmure que sur une prochaine mission Artémis, celle où les astronautes retourneront physiquement sur la Lune un spationaute sera de la partie, un certain Thomas P… mais chut c’est un secret !
Le premier astronaute non américain à fouler le sol lunaire sera japonais mais l’Europe ne sera pas en reste. En effet sur Artemis IV prévue en 2028, l’Europe à négocié trois places pour des astronautes européens. Un allemand, un français et un italien. Et cela ne fait pas de doute qu’il s’agit de Thomas Pesquet car c’est le seul astronaute français en activité ayant de l’expérience en ayant fait ses preuves.
Sauf qu’en 2028, une autre spationaute aura fait ses preuve aussi… Je n’ai rien contre Thomas Pesquet (bien au contraire!), mais j’avoue qu’une femme française qui arpente notre satellite, c’est une idée qui me plait bien aussi.
Sauf que tous les astronautes européens seront issus de la promotion 2009. Puis Pesquet a plus de 400 jours passés dans l’ISS en deux missions (record européen) dont une fois en tant que commandant de la station plus 40 heures de sortie extravehiculaire en six sorties. Niveau expérience on ne fait pas mieux en Europe actuellement. D’ailleurs ce dernier s’entraîne déjà avec un simulateur de surface lunaire.
Dimitri bonjour,
Lors des heures d’émission sur les chaînes en streaming et sur la box, bien des spécialistes pariaient sur la jeunesse et estimaient Thomas Pesquet trop âgé en fonction de l’année estimée du lancement après 2030.!!!
Sachant que la partie destinée à la descente, le retour de la lune n’est pas au point et n’a jamais été testé et ne le sera que vers 2028 si tout va bien.
Artemis IV est prévue en 2028 et Thomas Pesquet aura tout juste 50 ans soit l’âge de deux des quatres astronautes présents pour Artemis II. Les deux autres avaient 47 et 49 ans.