La déclaration du secrétaire général Jans Stoltenberg est loin d’être passée inaperçue. L’actuelle flotte de quatorze Boeing E-3A Sentry appartenant à l’alliance Atlantique va être (de nouveau) modernisée afin de la maintenir en conditions optimales au moins jusqu’en 2035. Pour autant son remplacement est dorénavant à l’ordre du jour sans que l’on connaisse le nom de l’avionneur qui aura la lourde tâche de remplir ce rôle. Sans trop nous avancer nous pouvons dire qu’il y a peu de chances que ce soit Beriev et son A-50 Mainstay.

Cinq ans donc après un chantier de rajeunissement franchement sous-évalué la direction de l’OTAN remet ça. Et pour le coup les financiers de l’organisation atlantiste ont cette fois mis la main à la poche : un peu plus de 900 millions d’euros vont être consacrés au rafraichissement des cellules des Boeing E-3A Sentry, autant qu’à leur motorisation et évidemment à leur avionique. Pour autant les contours de ce nouveau chantier restent très très flous. On ne sait toujours pas par exemple si les trop gourmands réacteurs Pratt & Whitney TF-33 vont enfin laisser la place à des CFM International CFM56 bien plus économiques comme sur les versions britanniques et françaises.

En tous cas l’information que nous vous annoncions il y a quelques mois se confirme : les jours des AWACS de l’OTAN sont désormais comptés. Pour autant il va falloir compter longtemps. Stoltenberg lui-même reconnait que le choix du futur remplaçant ne sera pas connu avant au plus tôt 2035.
Autant dire que l’OTAN prend son temps. Désolé fallait que je la fasse.

Un peu plus de quinze ans pour choisir entre le Boeing E-7 Wedgetail et le Boeing E-7 Wedgetail ça fait long, allez-vous certainement vous dire. Car honnêtement en dehors de cet avion dérivé du 737NG il n’y a rien sur le marché aujourd’hui. Le Northrop-Grumman E-2D Advanced Hawkeye et les avions dérivés de jets d’affaires ou de jets régionaux comme le GlobalEye sont largement sous-dimensionnés. Et surtout leur rayon d’action ne leur permet pas de mener à bien des missions longue durée.
Alors quinze ans c’est sans doute la durée estimée par l’organisation atlantiste pour permettre qu’un nouvel avion émerge. Et comme l’OTAN est en grande partie européenne on peut raisonnablement se dire que le constructeur Airbus Defense & Space a toutes les chances de proposer un aéronef qui pourrait être retenu. Les avions de ligne Airbus A321 ou A330 feraient de parfaites plateformes de détection aéroportée. Mais en effet ça fait beaucoup de conditionnel.
Reste qu’on sait qu’Airbus DS planche depuis plusieurs années sur ce dossier, sans jamais avoir rien proposé de très engageant. La décision de l’OTAN de remplacer ses vieux Boeing E-3A Sentry pourrait bien faire changer la donne, d’autant qu’en filigrane se dessine le retrait des AWACS de l’Armée de l’Air. La RAF de son côté a déjà fait son choix : ce sera l’E-7 Wedgetail !

Reste donc à savoir quel avion sera sélectionné d’ici quinze ans. Car assurément avec les ambitions expansionnistes russes les AWACS atlantistes ont encore de beaux jours devant eux.

Photo © OTAN.

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2 COMMENTAIRES

    • Idée totalement farfelue, il n’y a même pas la peine expliquer. Et puis 280 km c’est peu. Le radar du E-3 sentry c’est 400km sur des cibles à basse altitude et jusqu’à 650km à moyenne et haute altitude.

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