Deux avionneurs sont d’ores et déjà connus, et leurs noms ne sont en rien une quelconque surprise. Boeing et Lockheed-Martin vont s’affronter dans le cadre du programme UJTS, pour Undergraduate Jet Training System. Il s’agit en fait de trouver un nouveau jet d’entraînement avancé permettant de former les jeunes pilotes de l’US Navy et de l’US Marines Corps à l’appontage et au catapultage. La France est intéressée par ce programme puisque la Marine Nationale fait former ses pilotes dans les écoles américaines.

Le McDonnell-Douglas T-45 Goshawk est sans doute un des plus inclassables avions d’entraînement au monde. Non seulement il a prouvé que la navalisation d’un avion terrestre était parfaitement faisable à grande échelle mais en plus il a remplacé un avion qui lui avait par contre avait été dès le début conçu pour opérer depuis un porte-avions : le North American T-2 Buckeye. Il est donc logique que le choix de son successeur s’oriente également vers une machine spécialement navalisée.

Les deux premiers candidats sont connus officiellement de l’US Navy depuis ce mardi 10 août 2021 : le Boeing-Saab T-7 Red Hawk et le Korean Aerospace Industries T-50 Golden Eagle. Pour des raisons purement administratives typiquement américaines c’est l’avionneur Lockheed-Martin, partenaire du programme depuis son départ, qui le proposera à l’US Department of Defense. En fait il est quasi impossible pour un constructeur étranger de réussir à vendre un avion de ce genre aux forces américaines sans qu’un avionneur américain ne lui tienne la main. Un vieux reste de protectionnisme hérité de la guerre froide.

C’est la raison pour laquelle BAE Systems pas plus que Leonardo n’ont pour l’instant avancé leurs pions respectifs, à savoir le Hawk AJT et le M-346 Master. Des pourparlers de partenariats seraient actuellement en cours avec Northrop-Grumman et Textron Aerospace, ce qui permettrait à ces avions d’entrer dans la compétition.

Même si rien n’est encore officiel il semble que les amiraux américains s’orienteraient vers la proposition de Boeing et Saab, un avion qui a déjà été commandé par l’US Air Force comme successeur aux mythiques Northrop T-38 Talon.
Il est à signaler qu’aucun de ces quatre avions d’entraînement de dernière génération n’existe en configuration navale. Ils devront donc repasser par la case de l’ingénierie la plus poussée. L’US Navy espère disposer de son nouvel avion avant la fin de la décennie, aux alentours de 2028.

Photo © US Navy.

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