L’avion d’entraînement à réaction tchèque n’en finit plus d’enregistrer les commandes. Et c’est cette fois une force aérienne de l’OTAN qui le sélectionne, certes une des plus petites, mais aussi une de celles qui se modernisent le plus actuellement : la Magyar Légierő. La Hongrie a officialisé son achat de douze Aero L-39NG dont les livraisons doivent débuter d’ici un an et demi. Le montant du contrat n’a pas été dévoilé.

Après les forces aériennes sénégalaises, vietnamiennes, et ghanéennes c’est donc à l’aviation hongroise d’être séduite par ce petit jet dérivé du célèbre L-39 Albatros daté de l’époque tchécoslovaque. Disposant d’un réacteur de nouvelle génération et d’une avionique profondément revue et corrigée le L-39NG est quasiment un avion neuf qui plait énormément aux forces aériennes de pays émergents. Il est polyvalent, bon marché, et finalement très efficace. C’est pourtant bien la première fois que des exemplaires vont voler sous les couleurs militaires d’une aviation de l’alliance Atlantique.
Les L-39NG en service en Tchéquie sont en effet la propriété d’un contractor privé qui les propose aux plus offrants et non celle du ministère local de la défense.

Si la Hongrie utilisa bien des L-39C Albatros c’était du temps de l’ère communiste et ces avions furent retirés du service au début des années 2000 car jugés trop gourmands en carburant. Les L-39NG ne les remplaceront donc pas. En fait ils viendront combler un vide ce petit pays d’Europe centrale n’ayant plus d’avion d’entraînement intermédiaire et avancé entre ses monomoteurs Zlin Z-242 d’entraînement initial et ses monoréacteurs Saab JAS 39D Gripen de transformation opérationnelle. Il permettront notamment la formation au tir.
Les formateurs hongrois devront pourtant patienter encore jusqu’à l’automne 2024 avant de pouvoir recevoir leurs premiers exemplaires.

Si les douze avions seront bien des jets d’entraînement quatre d’entre eux seront gréés en permanence pour permettre de remplir des missions de reconnaissance tactique armée via une nacelle spécialement conçue pour cela. C’est cette capacité secondaire qui a fait penché la balance en faveur de l’Aero L-39NG et non de son concurrent brésilien. Le jet tchèque affrontait en effet le monoturbopropulseur Embraer EMB 314 Super Tucano.

Le contrat hongrois pourrait ouvrir à d’autre dans les prochains mois. Aero s’attend à emporter la compétition en Malaisie. Des pistes avec des contractors américains sont également envisagées. L’Aero L-39NG pourrait donc bien être un grand en devenir.

Photo © Patrik Scheidegger

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1 COMMENTAIRE

  1. Bêtement je croyais que la Hongrie c’était un allié de la Russie. Orban soutient bien Poutine alors pourquoi n’achète t-il pas des avions russes ?

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