Nous sommes le mardi 14 juillet 2026, jour de Fête Nationale. Ce matin le traditionnel défilé aérien au-dessus des Champs-Élysées et la Concorde a été intense, avec de nombreux avions de combat et de transport. Pourtant deux types d’aéronefs habituellement bien présents étaient aujourd’hui absents du ciel parisien : les avions d’entraînement et les avions bombardiers d’eau. Un manque qui n’est pas totalement passé inaperçu.
On comprendra évidemment qu’avec la multiplication des feux d’espaces naturels aux quatre coins de l’Hexagone les équipages de Bombardier CL-415 et Dash 8 de la Sécurité Civile aient autre chose à faire qu’à venir parader au-dessus de Paris. Leur présence le 14 juillet est d’ailleurs régulièrement annulée en raison justement des incendies. La précocité de la saison 2026, due rappelons le aux effets caniculaires du réchauffement climatique, explique en grande partie cette vacance des moyens aériens de lutte contre les flammes lors du défilé de la Fête Nationale.
Beaucoup plus surprenante est celle des avions écoles. Point de monomoteurs légers Cirrus SR20, SR22, et Grob G.120A ou encore de monomoteurs turbopropulsés Pilatus PC-21 voire même de bimoteurs turbopropulsés Embraer EMB 121 Xingu. Ces modèles d’avions sont généralement discrets mais bien présents au-dessus de Paris. Leur absence questionne donc.
En fait il semble évident qu’à l’instar des avions bombardiers d’eau ceux d’entraînement ne cadraient pas avec ce que le ministère des Armées a voulu raconter autour de ce défilé aérien édition 2026. Airbus Military A330 MRTT Phénix et A400M Atlas ou encore Dassault Aviation Mirage 2000D et Rafale B/C voire De Havilland Canada DHC-6 Twin Otter et Lockheed-Martin C-130J-30 Super Hercules présentaient une Armée de l’Air et de l’Espace offensive et défensive, projectible, pas une Armée de l’Air et de l’Espace scolaire et formatrice. Pour ça il y avait les écoles dans le défilé à pieds.
Le message aux Français et au monde était que notre pays dispose d’une Armée de l’Air et de l’Espace forte et puissante dans ses missions du quotidien. En occultant si nécessaire au passage que cela passe aussi tous les jours par des vols de formation. Peut-être aussi que la prépondérance dans notre arsenal d’avions d’entraînement non français ou non originaires de l’UE en dérangeaient quelques-uns toujours vis-à-vis de ce que les avions de combat et de transport montraient.

Alors bien sûr la majorité des Français et Françaises n’aura sans doute pas remarqué l’absence des avions d’entraînement et des bombardiers d’eau. Seulement voilà les aérophiles ont l’œil souvent bien aiguisé. Et eux l’auront vu.
Photos © Armée de l’Air et de l’Espace
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2 réponses
C’est vrai que les avions d’entrainement n’étaient pas à l’honneur. En revanche on n’avait jamais vu autant d’A400M voler en même temps !
Très impressionnant.
Salut ARNAUD,
Si je peux permettre et pour ceux qui souhaitent connaitre le détail du défilé aérien de la veille, ci-après la frise imagée du défilé – https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/Frise%20d%C3%A9fil%C3%A9%20a%C3%A9rien_14%20juillet%202026_110626%20%28002%29-1.pdf
Passionnément,